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Seyedin Syroos : « Le… chat d’Iran »

Seydin Syroos bientôt sur le ring

Bientôt papa d’un troisième petit garçon l’Auvelaisien est devenu, de par son mariage, plus Belge que nature mais il reste pourtant en contact permanent avec sa famille restée dans un petit village d’Iran. Un village enseveli sous la neige l’an dernier (eh oui il neige parfois en Iran, dans les montagnes !) mais qui, étrangement, est épargné par la… reine des neiges alors que , pratiquement, tout le pays est sous poudreuse. « C’est parfois bizarre là-bas, confie ce boxeur professionnel  aussi souple qu’un chat mais aussi puissant qu’un ours. L’an dernier, à pareille époque, il avait obtenu la chance de disputer une couronne mondiale, mais la veille du match, sur avis médical, il dut, la mort dans l’âme déclarer forfait. « J’ai eu un malaise, avoue-t-il tristement, et, le stress aidant je me suis évanoui peu avant le combat. Il est vrai que j’avais dû faire un gros effort pour descendre au poids demandé, mais cette fois on ne m’y prendra plus, je suis à quelques grammes près, au poids voulu et prêt à en découdre avec un adversaire invaincu en 9 combats (6 victoires et 3 nuls) et qui est considéré comme un excellent technicien. Qu’importe, je dois vaincre car mon manager est en pourparlers pour m’amener à une ceinture internationale, en mars ou en avril, pour autant que je remporte mon combat, samedi prochain, au Spiroudôme. C’est dire s’il me tient à cœur de l’emporter et j’ai mis les bouchées doubles pour le préparer, à Dinant, avec Arman Suskayan, l’ami et professeur d’Alex Miskirtchian. On n’a rien laissé au hasard pour ne pas rater cette deuxième chance et je veux absolument téléphoner une bonne nouvelle en Iran. »

En Iran, où, paradoxalement, il fait calme alors que les pays voisins sont à feu et à sang. « Chez nous l’armée est ferme et ne laisse pas les terroristes s’imposer. Cela me brise le cœur ce qui est arrivé à Paris car chez nous Dieu, comme dans toutes les religions, représente  la paix et l’amour. Certains sont malades dans leur tête, ils se trompent complètement, mais en Iran on ne laisserait pas faire certaines choses. L’Islam est une religion d’amour qui ne veut de mal à personne…  En boxant je risque de faire mal à mon adversaire mais ce n’est pas la même chose car la boxe est un sport, parfois très dur, mais où on se respecte. A la fin d’un combat on tombe d’ailleurs dans les bras de l’adversaire. »
Jean-François LAVERDISSE
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